Au commencement il n'y avait que trois choses : le miel, le raisin, et la patience. On appelle Pyment ce qui sort de là. Ni tout à fait vin, ni tout à fait hydromel — une chose qui n'a pas de catégorie, et qui se conserve des années.
Ce qu'on garde — la mémoire des choses douces, volée à des bêtes qui piquent. Nos jeux gardent ce que les vieux jeux savaient faire.
Ce qu'on fait pousser — le travail, les saisons. Un jeu par récolte, taillé à la main, sans presse ni engrais.
Le feu lent : les épices, l'accident, ce qu'on jette dans la cuve sans savoir. On laisse reposer, et on regarde ce que ça donne.
Trois étages, trois grilles, trois mots secrets gardés par un lézard. Résolvez les mots croisés du thème, puis lisez ce que murmurent les lettres jamais croisées.
Le même pour tous les joueurs de la journée. Une tour neuve chaque matin ; celle d'hier est murée.
Une fois par saison : ce qui fermente, ce qu'on jette, ce qui sort de la cuve.
Le pyment se garde des années ; le reste se boit. Offrez-en une autre au cellier — elle finance le prochain jeu.
On y parle de ce qui fermente, on y montre ce qui rate, on y répond aux questions. Entrée libre.